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Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.
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« Il y a tellement de bruit alors qu'il faudrait du silence, canaliser l'émotion, poser une compresse fraîche sur la folie du monde. »
Êve est une sirène professionnelle qui nage dans les plus grands aquariums du monde. Mais personne n'imagine la femme brisée, fracassée, que cache sa queue en silicone. Quelqu'un lui a fait du mal, tellement de mal, et il faudra un jour rééquilibrer les comptes.
En attendant, de Genève à Tokyo, de Brisbane à Dubaï, elle sillonne la planète, icône glamour et artificielle d'un monde fatigué par le trop-plein des désirs.
À travers un destin singulier, Joseph Incardona revisite le mythe de la sirène et nous donne à voir une humanité en passe de perdre son âme. -
Stella fait des miracles. Au sens propre. Elle guérit aveugles et paralytiques. Le Vatican est aux anges, imaginez donc, une sainte, une vraie, qui plus est américaine ! Le seul hic, le modus operandi : Stella guérit ceux avec qui elle fait l'amour, Stella est une prostituée. Pas très présentable, cette sainte-putain, aux yeux du Saint-Siège, alors qu'une sainte-martyre... Voilà un job parfait pour les affreux frères Bronsky, les tueurs à gage attitrés du Vatican. Mais Stella peut compter sur ses anges gardiens, un prêtre défroqué ancien Marines et un journaliste en quête du Pulitzer. S'engage alors une course-poursuite déjantée entre ce trio improbable et les impitoyables frères Bronsky, direction Las Vegas, la ville de tous les possibles.
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Comme de nombreuses jeunes femmes de l'aristocratie vénitienne du XVIIIe siècle, Caterina Querini est nantie d'un époux et d'un sigisbée, un jeune Français. De ce trio amoureux est née une fille, Giulia qui, à l'âge de trois ans, sera enlevée par le sigisbée. Quinze ans plus tard, Caterina écrit à Stendhal, son ami, pour le charger de retrouver sa fille. Dans ses lettres, Caterina fait revivre la brillante Venise du XVIIIe siècle, sa jeunesse dorée entre ces deux hommes qui l'aimaient, mais aussi les drames qui ont jalonné sa vie. Elle finit, surtout, par confesser les raisons de la fuite de son sigisbée. L'affaire se complique lorsqu'Henri retrouve la jeune fille... et en tombe amoureux.
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La soustraction des possibles
Joseph Incardona
- Éditions Finitude
- Utopies Finitude
- 2 Janvier 2020
- 9782363391223
À Genève, en 1989, Svetlana, une ambitieuse cadre bancaire, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s'aiment mais veulent plus, plus d'argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Alors qu'ils préparent minutieusement le casse qui devrait changer leur vie, ils n'imaginent pas être les marionnettes de plus gros, plus malins, plus féroces qu'eux. On ne joue pas impunément avec l'argent des puissants. Et pour les requins de la finance internationale, l'amour n'est pas une valeur refuge. Aldo et Svetlana n'avaient aucune chance.
Joseph Incardona signe ici son livre le plus ambitieux. Vaste comédie humaine tout à la fois roman noir et grand roman d'amour. Une prouesse.
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À Parme, dans un café, un écrivain français reconnaît un auteur américain qu'il admire, le sulfureux Nick T. Or, celui-ci est décédé deux ans plus tôt... Cette « rencontre » fantastique se reproduit, ce n'était donc pas une illusion. Déstabilisé, le Français cherche à comprendre. Il découvre des indices, dans ses lectures, dans la ville, en un étrange un jeu de piste qui mènerait à une conclusion impossible. Serait-ce une folie de croire que Nick, trublion magnifique aux amitiés interlopes, n'est peut-être pas mort ?
Entre polar littéraire et théâtre d'ombres, dans une vertigineuse mise en abîme, Rodolphe Barry use du pouvoir de la fiction pour offrir à Nick Tosches, écrivain inclassable et fulgurant, un dernier rôle à sa mesure et l'éternité des personnages de roman. -
Anna vend des poulets sur les marchés pour assurer l'essentiel, c'est-à-dire que son fils Léo ne manque de rien. Ou de pas grand-chose. Anna aspire seulement à un peu de tranquillité dans leur mobile-home au bord de l'Atlantique, et Léo à surfer de belles vagues.
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Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne fait que grandir. Elizabeth comprend vite que maîtriser son corps c'est maîtriser son destin, alors elle le met au service de sa vengeance, le transforme, le déforme.
Elle ne sera plus jamais la Petite Princesse de quiconque. De cette confession d'une jeune femme révoltée, dont on a volé l'enfance, naît un roman bouleversant sur la dictature de la beauté. Intelligente, dotée d'une autodérision et d'une volonté incroyables, Elizabeth fait partie de ces héroïnes borderline que l'on n'oublie pas.
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L'hôtel du Nord met en scène les locataires d'un petit hôtel du Paris d'avant-guerre, sur le canal Saint-Martin : le vieux Charles, ancien paysan devenu camionneur, le père Louis, ouvrier maçon, Renée, la bonne de l'hôtel humiliée par son amant. Le film de M. Carné, une adaptation pourtant assez éloignée du roman, a fait de ce livre publié en 1929 un classique. Premier roman.
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Un soir d'été de 1946, Boris Vian parie avec son éditeur qu'il peut écrire un « best-seller américain » qui trompera les critiques. Ce sera J'irai cracher sur vos tombes, qui paraît sous le nom de Vernon Sullivan dans une « traduction » de Boris Vian. Le livre fait scandale.
Dans les caves de St-Germain, on s'interroge et Vian jubile. Hélas, en parallèle, la carrière d'écrivain de Boris ne décolle pas. L'Écume des jours est un échec alors que le public redemande du sulfureux, du Sullivan. Vian ne cache ni son amertume, ni sa fatigue.
Dans un jeu de miroirs, entre fiction et réalité, Dimitri Kantcheloff donne vie à un des minuscules drames intimes de l'histoire littéraire. Il offre à Boris Vian, écrivain dévoré vivant par son double, un hommage à sa mesure, élégant, virevoltant poignant. -
Un bestiaire illustré composé de plus de soixante portraits poétiques, ironiques et humoristiques d'animaux.
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Berlin 1930.
Fausta K, une jeune photographe, se lance à la recherche d'un ami d'enfance disparu sans laisser de traces. Par hasard, dans la vitrine d'un galeriste, elle découvre ses traits sur un tableau dont la signature, Engel, sera le point de départ d'une quête dans les milieux de l'avant-garde artistique berlinoise, le point de départ aussi d'un long voyage intérieur qui nourrira son propre travail de photographe, bientôt admiré et reconnu.
Fausta traverse le vingtième siècle et ses drames, elle est le pivot d'une intrigue terriblement efficace, au terme de laquelle la survivance de l'espoir, malgré la perte des illusions, donnera un sens à sa vie.
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Hiver 1979, en France. Alors que Corinne, une belle punkette braqueuse révolutionnaire, pousse la porte d'un café, elle tombe sur Victor Bromier, un petit bourgeois récemment licencié. Le coup de foudre est improbable mais immédiat. Commence alors une histoire d'amour rock'n'roll, entre casses et cavales.
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"la dernière fois que l'on avait sonné à sa porte, c'était pour lui apporter un télégramme annonçant sa mort.
il l'avait ouvert en tremblant, puis, en lisant le texte, il avait éclaté de rire. pour fêter l'événement, il avait bu plusieurs bières rousses. [. ]
la mort ne lavait pas privé de sa faculté d'émerveillement, bien au contraire. jamais il n'avait pris autant de plaisir à déambuler dans paris. "
rencontrer un mort, plutôt content de l'être - il occupait si peu de place, déjà, de son vivant -, le suivre dans ses virées nocturnes, de bières en bières, de brunes en blondes, voilà ce que propose jean-pierre martinet.
il nous convie avec talent à la découverte d'une étrange nuit bleue, fantasque et fantastique, traversée par les ombres d'henri calet, louise brooks ou emmanuel bove.
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À soixante-seize ans, oubliée de tous et à demi-folle, Martha Krühl aime se laisser glisser dans un sommeil brumeux. Sa vie n'est plus qu'un voluptueux ensevelissement dans les eaux troubles du songe, une lente dérive entre cauchemar et féerie.
Soeur pathétique de l'héroïne de Lewis Carroll, cette Alice vieillie et alcoolique fait d'étranges rencontres quand la somnolence la fait passer de l'autre côté du miroir.
Prisonnière d'une ville étouffante qui se décompose lentement sous un ciel sale et vide, elle cherche à retrouver son amour fou, ce compagnon qui l'a quittée un jour sans dire un mot... -
Obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Dans ce livre-monstre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire, Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline.
Depuis 1978, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Martinet ne cesse de fasciner. Longtemps mythique car épuisé, ce n'est qu'en 2008 que Jérôme a retrouvé les tables de librairies avant de soulever l'enthousiasme de milliers d'admirateurs fervents.
Aujourd'hui, pour son anniversaire, les éditions Finitude font paraître une nouvelle édition afin de gagner une nouvelle génération de lecteurs.
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« Comment avait-il fait ? Comment avait-il fait pour traverser la vie (l'horrible vie, avec ses pièges, ses coups bas, ses mensonges et ses désillusions), comment avait-il fait pour la traverser en conservant intacte cette incroyable gentillesse ? La vie qui salit, qui tord, qui abîme et détruit tout - oui, me disais-je en regardant Jan, comment l'avait-il traversée avec pour seule arme cette profonde, totale, absurde gentillesse ? Tout avait glissé sur lui sans l'abîmer. »
Un dimanche d'été, désoeuvrée, elle est entrée par hasard dans un club de jazz de Bruxelles. Jan était au piano et elle est tombée amoureuse. De l'homme, de l'artiste. Émerveillée par leur complicité et leur entente charnelle, elle s'investit dans cette histoire avec une ferveur qui la surprend elle-même. À soixante ans, elle sait le prix du bonheur et c'est avec une passion que l'âge n'a pas émoussée qu'elle fera tout pour le protéger.
Une triple déclaration d'amour : à un homme, au jazz, à la Belgique. -
Une jeune fille, Thérèse, est retenue prisonnière par un Chasseur, comme les animaux sauvages qu'il garde en cage. Quand elle s'enfuit, la forêt devient son refuge et lorsque la terreur la gagne, ses souvenirs d'enfance deviennent une barrière à la noirceur des Hommes. La course fiévreuse de Thérèse, dans une forêt bruissant d'une vie dans laquelle elle se fond, provoque dans son esprit un flux d'images et de sensations.
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Adam, 17 ans, habite dans une tour de la banlieue de Londres, l'Eden, où, depuis le départ de sa mère huit ans plus tôt, il ne vit que pour protéger sa petite soeur d'un père brutal qu'il hait.
Un jour il empêche une fille de se jeter sous un train. Troublée, elle prend la fuite. Adam est bouleversé. Il voudrait la revoir. Avec l'aide de ses deux copains, Pawel le Polonais et Ben le Somalien, il se lance dans un véritable jeu de piste pour la retrouver. Pour la première fois, Adam tombe amoureux.
Mais comment ne pas avoir honte quand la fille de vos rêves vous prend pour une racaille ? Comment se montrer romantique, quand on est nourri de YouPorn ? Comment la conquérir quand dans sa famille on a connu plus de coups que de caresses ? Comment aimer quand on a été abandonné ? -
Une mère peut-elle livrer son fils à la justice ? Cette question taraude Leila depuis qu'elle soupçonne Alex d'être impliqué dans un accident de la route ayant causé la mort d'un jeune homme. Pour faire le point, elle choisit la fuite, loin des mensonges de son fils, de la violence de son mari et d'une vie asphyxiante qui l'empêchent de réfléchir. Elle trouve refuge près du lac où elle avait passé un été inoubliable, le dernier de son adolescence. Dans cette petite station touristique, elle se lie avec d'autres solitaires échoués là hors saison : une étudiante en rupture de thèse, un snowboarder à la gloire passée, un homme à tout faire misanthrope... Tous, à leur manière, vont l'inciter à se prendre en main pour sortir de l'ornière où elle s'enlisait. Alors, seulement, elle saura quoi faire pour Alex, elle saura s'il mérite une seconde chance.
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Derrière les panneaux, il y a des hommes
Joseph Incardona
- Éditions Finitude
- 16 Avril 2015
- 9782363390547
Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l'autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.
Il observe, il surveille, il est patient.
Parmi tous ceux qu'il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s'agite dans un monde clos, quelqu'un sait, forcément.
Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s'agacent, se disputent. Sous l'asphalte, lisse et rassurant, la terre est chaude, comme les désirs des hommes.
Soudain ça recommence, les sirènes, les uniformes.
L'urgence.
Pierre n'a jamais été aussi proche de celui qu'il cherche.
Joseph Incardona mêle les genres avec habileté et réussit un roman profond et ambitieux. Son style puissant et son art très cinématographique de la narration font mouche.
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La Finlande : ses forêts, ses lacs, ses blondes sculpturales, et son Championnat du Monde de Sauna...
Les concurrents les plus acharnés sont Niko & Igor, le multiple vainqueur et son perpétuel challenger, la star du porno & l'ancien militaire. Tout les oppose, ils se haïssent et s'estiment pourtant : ils sont les deux seuls capables de supporter cette chaleur (110°C), les deux seuls à posséder la volonté nécessaire. Le Championnat débute, et pour chacun ce sera le dernier, c'est une certitude. Alors il faut se dépasser. Mais jusqu'où serontils prêts à aller ?
Aussi dérisoire que soit l'enjeu, au-delà de toute raison, la rivalité peut entraîner les hommes au bout d'euxmêmes.
À la fois pathétiques et grandioses, Niko & Igor illustrent avec éclat ce désir d'absolu de la nature humaine.
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Un apprentissage de la vie, une enfance des années 70 & 80 vue à travers le prisme du tennis : les heures passées à taper des balles contre le mur du garage, les posters de Borg ou McEnroe sur les murs de la chambre, le trac avant d'entrer sur le cours, l'humiliation de perdre, la joie de brandir une coupe...
L'adulte que Grégory Cingal est devenu a perdu une partie de sa candeur : l'argent, le star-system ont égratigné le rêve. Des problèmes de santé ont fait s'enfuir l'espoir d'une carrière de joueur professionnel.
Pourtant l'enthousiasme reste intact devant le jeu de Federer, la ferveur devant une finale de Roland Garros ne s'est pas éteinte.
Même s'il est plein d'anecdotes, ce qui prime, finalement, dans ce livre, c'est l'idée même de passion, et non pas la passion elle-même.
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Pauline veut être comédienne, elle rêve de révolte et de poésie, le monde doit changer et elle veut s'y employer. Elle a l'avenir devant elle et se sent désormais prête à prendre son envol. Depuis toujours, la vie de Karl tourne autour de Pauline, sa fille unique qu'il a élevé seul. Il se satisfait de leur petit monde, entre la maison, sa cordonnerie et le vieux chat. Il sent sa fille lui échapper et craint de la laisser partir. Il a peur pour elle et de sa propre solitude à venir ; à 50 ans, il se voit déjà si vieux dans le miroir.
En douceur, chacun fera quelques pas vers l'autre, quelques pas hors du couple qu'ils forment depuis si longtemps, et quand Pauline sera prête à s'envoler pour de bon, Karl sera prêt lui aussi. Deux nouvelles vies sont sur le point de commencer.