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L'Arche
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Tu ne vois plus rien, tu ne sens plus rien. Alors mets-toi en mouvement.
Une marche, simplement. Antalgique, marginale et improductive.
Pas après pas, le corps en mouvement, tu poses un pied devant l'autre.
Tu retrouves la vue. Tu sors du cadre, de l'image.
Tu sors d'un monde écran.
De la ville à l'estuaire, un corps se défait. Il nous parle. Elle nous parle. Paris, Berlin, Rome, Athènes se fondent dans le flux d'une marche, celle de quelqu'un qui veut tout quitter. Reviennent les fantômes d'une histoire amoureuse, les oiseaux en voie d'extinction, la lumière des souvenirs d'enfance.
Fictions poétiques, des voix s'entremêlent et se créent, floutant les limites du réel et du virtuel. Dans ce texte de fuite, Christophe Pellet interroge nos identités et abolit les distinctions fictives du monde. Comment interrompre la course du temps productif ? Une marche à soi, peut-être est-ce là l'ultime solution pour retrouver la force première des images et des sensations. -
C'est la fin de l'été. L'été des 16 ans. Flavien rappelle Clément, mais son téléphone sonne dans le vide. Pourquoi ne décroche-t-il pas ? Seule, sa soeur Josefina sait le faire apparaître en écoutant sa musique sur son téléphone avec le renard des neiges. Et elle voit dans sa chambre les lucioles briller, promesse d'un lendemain apaisé. Reste au garage un scooter bon pour la casse, et un forfait de portable à résilier. Que faire des souvenirs trop pesants ? Entre jour et nuit, rêve et réalité, Christophe Pellet ouvre un espace poétique où la disparition n'est jamais définitive. Accompagnée des dessins de Mirion Malle, cette fable onirique enlace avec tendresse le chagrin et raconte ce qui nous rattache aux absents, en acceptant de les laisser partir.
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A travers "les rêveurs", à la fois acteurs, personnages & fantômes, Christophe Pellet propose des incarnations sensibles d'êtres à la lisière de leur existence. Levant les masques sociaux et la barrière séparant le masculin du féminin, il met en balance deux mondes : la représentation, le monde d'autrefois, celui que l'on reconstitue sur les scènes de théâtre, où l'on ne fait que jouer un rôle assigné par la société ; celui de la présence, à soi et au monde, où s'opère une fusion avec son identité, en perpétuelle révolution et non imposée.
Processus vital dont il rend compte de manière performative à travers la création de "rôles" non genrés, non assignés. Ce nouvel opus est un appel poétique à la révolution des corps contre la binarité et le patriarcat. S'entrelacent aussi des thématiques qui parcourent toute son oeuvre : les réseaux sociaux ou toiles d'araignées qui emprisonnent l'image et vident l'être de sa substance vitale, la prolifération des écrans (surfaces de projection et destruction de l'intime) dans le monde contemporain, l'anéantissement de l'amour dans un monde traversé par l'inauthenticité des échanges et des représentations, et la difficulté à cerner la nature de son propre désir dans une société hétéronormée.
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L'écriture poétique et cinématographique de Christophe Pellet revient sans cesse sur les questions les plus intimes ? qu'est-ce que l'amour ? le couple ? la sexualité ? Mêlant audacieusement théâtre, poésie et même cosmogonie, l'auteur explore dans «Aphrodisia» comment le mythe de l'amour peut survivre à nos sociétés contemporaines, à travers quatre figures, Yo, Nimrod, Klea, Kaspar, prises à différents stades de leur évolution.
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Julien et Norman ont plusieurs problèmes en commun : les femmes, les hommes et les rides. Le travail aussi.Mais ce qui les caractérise est surtout cette absence d'engagement : ce reniement de la passion, qu'elle soit grande ou petite, cette absence de nécessité.
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Dans un pays d'Europe de l'Est ravagé par une guerre qui s'achève à peine, Dimitri, un garçon de huit ans grandit seul. Mira, sa mère, est partie travailler en France tandis que Sandor, son père, continue à faire la guerre dans un pays voisin. Livré à lui-même, l'enfant rêve la nuit de rejoindre les êtres qui lui manquent sur son skate. À l'école, sa copine Flora dessine des animaux sauvages et tient à le dessiner en renard, mais Dimitri préfère les loups. Un jour, Flora cède et le maquille. Alors, Dimitri se transforme en un véritable petit loup et s'enfuit dans la forêt... Pourquoi les parents sont-ils partis à l'étranger ? N'aimaient-ils plus leur enfant ? Ou les conditions de vie s'étaient-elles trop dégradées ? Et pour quelles raisons ? Ce texte poignant sur l'abandon et l'imagination, refuge de l'enfance, tente une réponse.
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Dans le Berlin d'aujourd'hui où pourtant la vie bouillonne, la mélancolie ne semble pas vouloir s'en aller, elle accompagne Alice et habite les « soixante-trois regards ».
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Elle, l'Un et l'Autre. Ils couchent ensemble. L'Un et l'Autre, Elle avec l'Un, Elle avec l'Autre...
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Thomas Blanguernon, dont nous avons fait la connaissance dans La Conférence, est de retour. Son amie Mireille et lui écrivent leur amitié au gré de leurs errances entre Paris et Berlin. Thomas a soif d absolu, dans ce monde qui en manque à tant d égards. De notre corps ne resteront que des cendres, voilà la certitude ultime qui coupe court à toute discussion. Mireille tempère les excès de son ami et donne à voir ce héros sous un nouveau jour. Comment retenir un ami ? Peut-on revenir en arrière et réécrire le fil de l histoire ? Dans ce très beau texte, Christophe Pellet raconte une amitié, une déchirure, au beau milieu de la faillite des entreprises et d une génération perdue. Il nous donne à lire le doute qui s insinue dans les individus touchés par la crise, car il n y a pas de plan de relance pour les plus vulnérables d entre eux. Christophe Pellet est l auteur d une quinzaine de pièces, éditées chez L Arche. Il a reçu différents prix parmi lesquels, en juin 2009, le Grand Prix de littérature dramatique pour La Conférence créée et interprétée par Stanislas Nordey en janvier 2011, au Théâtre du Rond-Point (Paris).
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Composée en 1932, interdite dès 1933, comme nombre d'oeuvres d'Odon von Horvath, "Foi, amour et espérance" semble avoir été écrite pour notre temps. Dans l'Allemagne déchirée de l'entre-deux guerres, Elisabeth tente de survivre. Elle veut vendre, à l'avance, son corps à la science. Elle va se heurter à l'âpre domination des puissants et connaîtra la prison. C'est ce qu'Odön von Horvath désignait comme «la petite danse de mort» d'Elisabeth.
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Une sorte de dissolution a eu lieu. Les contours des hommes et des femmes sont plus flous, leurs actes se ressemblent. Ils vacillent entre hétérosexualité et homosexualité.
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Un doux reniement / La Conférence / Le Garçon avec les cheveux dans les yeux
Christophe Pellet
- L'Arche
- 20 Février 2008
- 9782851816665
Pièces de la nostalgie, ces textes ont pour thème la perte, la disparition d'un être aimé. Cet être est un jeune homme beau de mystère et une figure récurrente dans l'oeuvre de Pellet. Une autre posture, de portée politique au sens strict du terme, se trouve dans La Conférence, long monologue d'un personnage à la verve bernhardienne.
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Les disparitions ; de passage, endormi
Christophe Pellet
- L'Arche
- Scène Ouverte
- 24 Avril 2012
- 9782851817655
Les Disparitions nous projettent dans un monde futur où les écrans, qui jusque-là faisaient partie de la vie quotidienne, ont disparu. Un autre rapport à l'autre peut alors s'engager, rapport au corps de l'autre - rapport sexuel ou bien amoureux. Une spontanéité semble de nouveau possible, un investissement des corps et des âmes, un discours amoureux reprend cours. Mais la prise de conscience du corps souffrant aboutira-telle à une révolte politique ? Et pourquoi pas, à une véritable révolution ? Christophe Pellet nous renvoie à notre époque : il envisage le commerce amoureux comme un trafic pouvant jouer le jeu du pouvoir, par le désengagement, la perte de soi, avec ses rejets, ses idolâtries, ses viols. Il dénonce l'agitation commune autour d'une lumière chimique, qui éblouit et empêche toute réflexion.
Entre douceur des êtres et rudesse de la vie, De passage, endormi relate la rencontre d'un groupe de jeunes gens dans une ville européenne. La quête de l'amant se raconte au fil des scènes, tout comme la quête de cette ville inconnue.
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Au cours d'une projection à la Cinémathèque française, Anne est envoûtée par une image, celle d'un jeune acteur américain des années quarante. Elle commence une enquête sur lui, une enquête qui couvrira toute une partie du 20e siècle.
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Pour une contemplation subversive ; notes pour un cinéma contemplatif
Christophe Pellet
- L'Arche
- Tête-À-Tête
- 31 Août 2012
- 9782851817884
Christophe Pellet explore, dans ce nouveau texte vivifiant, son monde contemplatif : tel un patient, il en décrit au plus près les effets, les symptômes sur son corps et dans son âme. Il convoque Sade, Hugo, Pessoa, Bachelard, et confronte contemplation et action, qui sont indissociables de sa pratique d'écrivain : si oeuvre il y a, elle n'existe que par le désoeuvrement, désoeuvrement fondamental dont elle est née. La contemplation devient alors, dans ce retrait hors du « vivre ensemble », une force revendicatrice. Et subversive.
Pour une contemplation subversive est suivi de Notes pour un cinéma contemplatif et subversif, dans lesquelles Christophe Pellet interroge le cinéma comme discipline contemplative, une discipline qu'il affectionne et pratique en tant que réalisateur.
Extrait :
« Lorsque j'écris, je me compromets, je me commets et je révèle mes bas instincts. Il me faut nourrir mon écriture de mes désirs, mes déceptions, mes joies, de ce que je suis profondément. Rechercher la beauté, l'harmonie et l'élévation sans jamais perdre de vue la laideur, la discorde et la bassesse. Mais avant cela, il me faut à la fois faire le vide et être pleinement moi-même : alors je contemple le réel qui s'impose à moi. Je contemple : mon âme s'en va et mon corps est rendu à la matière. Ma contemplation s'efface : je redeviens un homme dépendant des lois, un homme dont l'âme ne se satisfait pas de ces lois. Alors, pour trouver ma place (être hors la loi ?), j'écris. »
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S'opposer à l'orage / Une nuit dans la montagne
Christophe Pellet
- L'Arche
- 6 Janvier 2004
- 9782851815583
Deux pièces qui ont pour décor commun un lieu délabré : un domaine dans une ancienne colonie (S'opposer à l'orage) et un théâtre (Une nuit dans la montagne).